
Le Cartel
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Deliciae Virtus Admin

Nombre de messages: 437 Age: 19 Date d'inscription: 04/02/2007
 | Sujet: Desperado Ven 15 Jan 2010 - 3:51 | |
| Voici une nouvelle, qui est encore actuellement en cour d'écriture, ne vous attendez donc pas à en apprendre la fin dans les quelques jours suivant. Je tenterais de couper au mieux, en évitant au moins de hacher l'action en cour. Desperado
La nuit venait à peine de tomber sur la mégalopole, les lampadaires éclairaient parfaitement les rues. Quartiers ouest, sur le grand axe menant au centre ville, une moto filait tranquillement. Le paysage citadin se reflétait sur sa noire carrosserie, comme sur les lunettes de soleil de son conducteur. Le centre ville fut dépassé, comme s’il fuyait devant la folie affichée par le compteur. Les gants de cuir sombre, fixés au guidon faisaient le relais des ordres donnés par la tête à la chevelure d’ébène vers la roue avant. Le vent traître tentait en vain de faire perdre l’équilibre au motard, en s’agrippant et en tirant les cheveux et le long manteau noir du la personne sur la selle. Quartiers est, les bottes se posèrent sur la bitume alors que le moteur se tut. L’immeuble faisait face à l’homme qui entra à l’intérieur, sans crainte. Il se dirigea vers l’ascenseur et pressa de bouton d’appel. Une minute passa. Dieux qu’il détestait ces machines, mais il n’eut pas le courage de se confronté aux sept étages, il attendit donc. Septième étage, la porte, sur laquelle son point frappa à quatre reprise, s’ouvrit de quelques centimètres avant qu’une chaîne ne vienne stopper le mouvement. _ Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Qui vous envoie ? La voix cristalline qui venait de lâcher ses trois questions s’échappait d’une merveilleuse petite bouche coincées sur un superbe visage. L’homme soupira avant de répondre aux trois questions à la foi. _ Je suis le garde du corps. Les yeux verts de la femme passèrent de la tête aux pieds, puis des pieds à la tête, découvrant des yeux sombres encore cachées la seconde précédente. La chaîne se retira. _ Refermez derrière vous, je reviens, je m’habille. _ ‘Chier, trop lent, pensa-t-il alors qu’il pénétrait dans le modeste appartement, équivalent d’une modeste suite dans un palace à plusieurs étoiles. Il aurait apprécié de voir l’employeuse, avant son retour habillé. Il referma la porte et plaça les quelques cinq verrous ( chaîne comprise), avant d’entamer l’inspection des lieux. Son instant le conduisit vers le seul objet de valeur, la télévision. Il fouilla de fond en comble, les placards, les tiroirs, tout les meubles y passèrent mais la bonne femme n’avait pas un seul film digne de ce om. Tout n’était que romance comique, tragédie larmoyante et, ce qui selon lui restait le pire des mélanges possible, des comédie-tragiques ( ou tragi-comédies, il ne s’en souvenait plus). Quand la jeune femme revient, elle le prit en flagrant délit de vandalisme, n’ayant pas hésité à s’attaquer à ses provisions sans prendre le soin d’en faire la demande au préalable. Les mains sur son petit gilet, au niveau des hanches, elle le toisait d’un air sévère. Il répondit, confus, tentant de faire pardonner : _ Je me suis permis de prendre dans votre whisky, mais je vous en est laissé. Le regard outré qu’elle lui lança, lui permet de sourire la première fois de la nuit. Elle s’approcha pour se servir le dernier verre de l’alcool, sa chevelure, entre le orange et le marron, suivit le mouvement d’une manière plus las. _ Dieu, qu’elle est belle, se dit-il alors qu’elle avalait son verre par petite gorgée. Il regarda le liquide de forme conique monter de la table, soulevé par des doigts fins aux ongles rouges, avant de voir la boisson disparaître dans le gouffre qui se cachait derrière ces deux barrières de lèvres rendues rouges par le maquillage. Sa contemplation fut interrompu lorsqu’une personne sonna à la porte de l’appartement. Il avala le contenu de son verre d’une traite, avant de le faire claquer sur la table et de se lever dans le même temps. _ Il est l’heure de faire mon travail, lança-t-il en souriant, tandis que l’immonde petite musique, qui servait de sonnerie, se fit de nouveau entendre. _________________ Le crime ne paie pas. Il empoche.
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|  | | Deliciae Virtus Admin

Nombre de messages: 437 Age: 19 Date d'inscription: 04/02/2007
 | Sujet: Re: Desperado Ven 22 Jan 2010 - 2:20 | |
| Une fois devant la porte, le judas lui montra l’image légèrement déformé d’un militaire trentenaire, à l’expression et aux muscles de loubard, portant un costard sur mesure dont le prix vous arrachait la peau du cul ( voir vous prenait des bouts de chair avec ). Alors, il posa la trinité : _ Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Qui vous envoie ? _ Je suis Diuc Maggowen, le garde du corps. Il était deux heures et treize minutes du matin. Les emmerdes commençaient. Il déverrouilla la porte et fit un pas de recul pour laisser Diuc entrer. Le nouveau venu eu droit à un spectacle des plus époustouflant en entrant. Le manteau noir fut soulevé pour laisser voir les deux ceintures qui s’entrecroisaient et les deux armes qui allaient de paires avec. Les yeux de monsieur Maggowen commencèrent à s’agrandir alors que, dans sa tête, l’instinct de survie dégageait la raison, à grand corps de pied au derrière. Alors que la main de notre nouvelle arrivant entrait dans sa veste pour aller y chercher son arme à feu, il put contempler la beauté de l’art meurtrier dans les mains de notre garde du corps. Ses bras commençaient à se relever, tenant dans chaque main la même arme, tout droit sortie des films sur l’ouest mythique. 357 Magnum, Colt King Cobra. Deux fabuleux six coups qui poussèrent à l’unisson leur soupire de détonation. Le temps s’arrêta un quart de seconde, et le sang de Diuc, par les deux nouveaux trous qu’il avait dans la poitrine s’échappa pour aller s’écraser sur le beau tapis de l’employeur. Deux secondes plus tard, c’est le corps qui martela le sol. Le pauvre n’avait pas disputé un duel loyal, il avait une arme l’autre en avait deux, il avait été surpris l’autre avait été préparé, il était nul l’autre était bon, il était moche l’autre était beau, il était mort l’autre était vivant. Le vainqueur sortit un carnet d’une petite sacoche se trouvant à sa ceinture, alors que la femme, Marielle Lunfoi, comme l’indiquait ses notes, accourait pour voir le désastre. _ Mais qu’est-ce qui c’est passé ? demanda-t-elle d’une voix hystérique, lui retirant une grande partie de son charme. _ Désolé pour votre tapis, répondit l’assassin avec un charmant sourire aux lèvres. Malheureusement sa boutade n’eut pas l’air de plaire à la demoiselle, qu’à cela ne tienne ! Il allait répondre sérieusement, puisqu’elle le voulait tant. _ Il s’est présenté comme étant le garde du corps que vous avez demandé. Vue que je suis déjà là, je l’ai éliminé pour éviter des ennuis futur. Son visage était maintenant fermé, le moment des petites plaisanteries et des rigolades était terminé, il devait se mettre au travail. _ Vous voulez dire … qu’… qu’il était là pour, elle déglutit, me tuer ? Notre homme extirpa une cigarette d’un paquet qu’il gardait dans une autre sacoche, il l’allume, et prend une bouffée avant de répondre. Il croise les bras, main droite sur arme au coté gauche, main gauche sur arme au coté droit tout en déclarant, la fumée s’échappant de sa bouche. _ Lui, non. Elle écarquilla les yeux comme Diuc, mais son instinct de survie se la coule douce malgré le signal d’alarme. Deuxième double détonation. Les deux balles se fichèrent dans le visage de celle que ne l’avait pas employé, faisant basculer sa tête en arrière comme si elle pensait pouvoir s’arracher au cou. Fut de nouveau souiller alors que la femme défigurée éthérisait dessus. _ Dieu, ce qu’elle est laide, pensa le tireur alors que ses sabres contemporains retournaient aux fourreaux. Sa mission accomplit, il se mit en quête des trophées qu’il s’offrait à chaque fois qu’il en avait l’occasion. Il trouva de quoi remplir sa besogne, deux grands sacs. Le premier fut rempli par des conserves et des sachets de confiseries, le tout bientôt rejoint par quelques CD de musiques. Elle n’avait eu aucun goût en matière de cinéma mais au moins elle écoutait – un peu – de la bonne musique. Le reste lui sembla inutile. Il passa donc à l’utilisation du deuxième sac. Le pauvre Diuc se retrouva donc nu, ou du moins en sous vêtements alors que sa magnifique veste taché de sang allait se loger sur les épaules de son assassin, qui ronchonnait à propos de la taille de l’habit. Il sortit donc ainsi vêtu, ses premières affaires se trouvant dans le second sac, pour aller retrouver sa moto. Ne possédant pas aucun coffre, car cela avilie la plastic de la bécane soit disant, il du faire avec ce qu’on appelle communément : les moyens du bord. C’est ainsi qu’il reprit la route, les deux sacs passés à ses bras comme des poids. _________________ Le crime ne paie pas. Il empoche.
Dernière édition par Deliciae Virtus le Mar 26 Jan 2010 - 20:58, édité 3 fois |
|  | | Deliciae Virtus Admin

Nombre de messages: 437 Age: 19 Date d'inscription: 04/02/2007
 | Sujet: Re: Desperado Mar 26 Jan 2010 - 23:50 | |
| Il atteignit les quartiers sud peu de temps avant le lever du soleil. Il s’arrêta devant un immeuble grisâtre, aux murs et aux fenêtres fatigués. Le garage souterrain, mis à la disposition des habitants, était depuis longtemps déserté des véhicules, mis à part quelques irréductibles comme cette moto. Le tueur eu tout à loisir de prendre les escaliers pour grimper jusqu’au troisième étage où il vivait. La porte en fer avait perdu toute couleur depuis sûrement des années mais la serrure ne fit pas de cliquetis étrange en cédant sous le pouvoir de la clef. L’appartement pouvait être caractérisé par le contraste certain avec l’aspect de l’immeuble en lui même. Cet intérieur sentait l’argent, aussi fort et aussi salement qu’un porc. L’immense télé, les gigantesques enceintes, la titanesque collection de film, l’énorme réfrigérateur et le grand lit peinaient à tenir dans ce minuscule trous à rat. Le prédateur, lui, se mouvait tranquillement dans ce milieu qui était le sien. Tout l’appartement étant rangé avec minutie, chaque chose ayant sa place et pas une autre. Les vêtements de feu Diuc Maggowen, eux, terminèrent dans une poubelle après avoir été lavés. Le tireur quand à lui, s’offrit quelques heures de repos. Il se réveilla en sursaut, un bruit ayant agressé ses tympans… un mauvais bruit. Il s’arrêta presque de respirer pour tendre l’oreille. Le cliquetis singulier d’une serrure que l’on force se fit entendre. Il n’avait donc pas rêvé, enfin si, mais pas de ça. Il sauta du lit et enfila le premier pantalon à porter de main au dessus de son caleçon. Quand, le troisième et dernier verrou sauta en faisant le même son que ses prédécesseurs, la porte n’était plus verrouillé désormais. Il fit un bon splendide vers ses deux étuis crosses qui se trouvaient de l’autre coté de la chambre, placé sur une petite armoire au dessous d’un poster encadré de l’affiche du film « Le bon, la brute et le truand ». Il se tourna vers la porte de la chambre, armes aux poings quand une splendide créature fit irruption. La ressemblance de la jeune femme avec les félins était prononcé, une petite taille et une carrure frêle qui laissait présager de la formidable agilité de cette personne. Une tenue légèrement moulante de cuir noir qui offrait à notre ami tout le loisir pour observer ses formes de ballerine. Et des yeux sombres mais aux lueurs vivaces, à l’image des pupilles d’un chat qui regarderait le monde avec précision. Il perdit une seconde entière à l’admirer, temps qu’elle mit à profit en dégainant ses deux tantos, avant de bondir sur lui. Sortit de sa torpeur par le message d’alerte envoyé à son instinct, il se propulsa sur le coté, évitant du même coups de se retrouver avec la gorge offrant le spectacle rougeoyant de son intérieur. Il se réceptionna en roulade, prêt à faire feu, mais elle avait déjà changé de position. Un regard circulaire pour en venir à la conclusion illogique qu’elle avait disparus. Puis, il s’écarta vivement du lit, avant de voir la jeune fille apparaître d’en dessous, et avec une vitesse folle, elle fut déjà sur ses deux jambes. Main droite en avant, il fit feu, mais la balle, trop lente, rata la cible qui venait de bondir sur une armoire où elle prit appuis pour plonger vers notre tireur. Faisant parler ses réflexes il s’échappa dans son salon, conscient que dans l’espace exigu de sa chambre il n’aurait jamais l’avantage. Malheureusement pour lui, les autres pièces de sa demeure, ne pouvait pas lui offrir beaucoup plus de place. Il fit une roulade de coté pour éviter un autre coup de lame avant de faire feu avec chaque arme, créant deux trous dans le mur. Il prit un maximum de distance en un seul bond avant de joué de la gâchette, trois balles de plus s’écrasèrent dans les parois et une dans la porte anti-effraction, alors qu’une dernière se perdit à travers la porte de la chambre concurrencé par une autre partie se réfugier dans la cuisine. Ils étaient maintenant engagés dans un corps à corps. Lui, devait se montrer d’une prudence accrue, sachant pertinemment qu’il n’était pas à son avantage dans cette situation. Les deux lames tournoyaient autour de lui, et il avait peine à ne pas perdre un membre en tentant d’éviter les assauts. Il dut enfin mettre genoux à terre et aussitôt un sabre vint s’attaquer à son cou, comme la lame d’un bourreau désireuse d’appliquer la sentence, mais l’un des deux colts s’interposa, sa couleur argent maintenant orné d’une éraflure. Et, avant que le deuxième sabre ne puisse s’abattre, le revolver jumeau, noir, pointa le visage de la femme. _ Rendez-vous en enfer, crut-il bon de déclarer avant de tirer, soucieux d’être lui même, quand bien même cela faisait de lui un idiot. Une nouvelle détonation sonna dans tout l’immeuble, alors que la balle s’écrasa dans la tête de la femme qui disparut sous l’impact alors qu’une autre elle se trouvait un mètre en arrière, sans aucune blessure. Le tireur resta un instant interdit devant se prodige, mais il ne prit pas la peine de poser de questions, de toute façon la bougresse n’était pas loquace. L’affrontement repris de manière moins spectaculaire. Chaque combattant se montrait particulièrement prudent, désormais conscient des capacités de son adversaire, l’un pour avoir manquer de perdre la tête et l’autre pour l’avoir perdu. Ils gardaient maintenant une distance, au grand bonheur de l’utilisateur d’arme à feu. Il évita un assaut d’une roulade sur le coté et se releva sur un genoux, pointant ses armes et soufflant entre ses dents que cette fois c’était la bonne. Les doigts se crispèrent sur les gâchettes, faisant pression des phalanges pour faire jouer les mécanismes. Et, durant ce cour laps de temps, la jeune femme fit apparaître, par le biais de son propre corps, un double parfait d’elle même, qui se jeta de coté alors que deux projectiles frappaient la poitrine de la première version, la faisant disparaître. _________________ Le crime ne paie pas. Il empoche.
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